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 Alexandre Chandhiver

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Alexandre Chandhiver
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MessageSujet: Alexandre Chandhiver   Sam 28 Juin - 15:38

.:. Identité .:.




Nom : Chandhiver

Prénom : Alexandre

Surnom : Aucun pour le moment, mais peut-être bientôt ?

Age : Ce jeune homme a 26 ans depuis quelques mois.

Race /Métier : Commerçant de et en provenance de Crystania spécialisé dans la vente en tout genre.

Portrait et Bande Sonore : ~Parce qu'on ne se refuse rien ~







.:. Personnage .:.



Description physique :


Bien qu’il soit issu d’une famille de Crystanien de pure souche, Alexandre Chandhiver n’a guère hérité de l’apparence vulgaire de ses parents. Alors que ceux-ci se complaisaient, en leur temps, d’une beauté toute superficielle, le jeune lytrath put très tôt s’enorgueillir d’une mine non pas « magnifique » mais plutôt engageante, ce qui devait être déterminant pour sa future carrière de commerçant.


Taille : 1 m 83
Alexandre est, d’une certaine façon, plus petit que la moyenne de ses congénères crystaniens, mais il n’a jamais souffert d’un tel complexe.

Poids : 71 kilogrammes
S’il n’est pas une tonne de muscle, le jeune lytrath peut se rassurer de ne pas être une tonne de graisse.

Allure générale : Si le calme des soirées d’automne semble émaner de sa silhouette philanthrope et angevine, c’est la pure malice des matins de printemps qui s’anime à la lueur de son regard. On pourrait ne pas en croire ses propres yeux, mais ce jeune homme ne peut qu’inspirer une réaction impliquée, car le spectateur ne peut jamais qu’osciller entre une confiance toute naturelle pour ce jeune homme « de bonne famille » et une méfiance bien justifiée pour cet être espiègle et insolent.

Yeux : Vous l’aurez constaté, ses yeux n’ont rien de particulièrement merveilleux. La couleur bleu pastel, naturellement opaline, se fond dans un regard quelque peu envoûtant pour qui s’y attarderait. Au soleil, ils paraissent plus pale qu’ils ne sont réellement. Dans la nuit, ils sont semblables à deux petites étoiles scintillantes qui palpitent dans le clair-obscur de l’azur nocturne.

Cheveux : Comme tous les Crystaniens, la couleur dominante de sa chevelure est le noir. Enfant, ses cheveux étaient d’un noir de nuit, un noir si profond qu’on aurait pu le croire irréel. Mais avec le temps, ce noir devint plus intense, plus changeant. Il n’a nullement la capacité de changer la couleur de ses cheveux, ce qui serait suicidaire en Crystania. Simplement, ses cheveux ont des reflets différents selon les endroits, les saisons et le climat, ce qui est tout à fait naturel, direz-vous. Dernièrement, les reflets semblent s’attarder autour de teintes cuivrées.

Peau : Sa peau n’ayant rien d’extra-ordinaire, Alexandre ne s’est jamais soucié d’en prendre soin. Une erreur de jugement qu’il paya très cher à l’aube de sa deuxième année, quand il contracta la gale des glaciers. Il en guérit au prix de nombreux traitements, quelques années plus tard. Depuis, et c’est un petit réconfort après tant de peines traversées, sa peau semble être immunisée à toutes les affections dont elle pourrait pâtir.

Goûts vestimentaires: Il paraît évident que le style « jeune premier » soit celui qu’apprécie particulièrement notre jeune lytrath. Détrompez-vous, son style n’est pas commun. Il déteste être dans le vent, à la mode, ou comme les autres. Certes, Crystania n’est pas le meilleur endroit pour exhiber les dernières fariboles vestimentaires en provenance des grandes villes, mais même parmi la jeunesse militaire on peut trouver des jeunes gens fortunés qui ont mis leur argent au service des apparences. Alexandre n’est pas de ceux-là, préférant un style désuet mais efficace. Il porte souvent des vêtements dépourvus de toute qualité technologique, et il apprécie par-dessus tout agrémenter son apparence d’une lavallière.

Particularité(s): Alexandre porte une boucle d’oreille en particulier qui n’en est pas une. C’est à la vérité une clef, et qu’ouvre cette clef ? Il serait fort mal avisé de vous le dire, sachez simplement qu’en général, une clef sert à ouvrir à une serrure … Il porte également un médaillon sertie d’une pierre dont il ignore le secret. Dénuée de propriétés physiques apparentes, elle complète toutefois ce que contient le coffre qu’ouvre la clef dont nous avons déjà parlé …. Diantre ! Je me suis trahi !

Description du caractère :


Qualités : Est-il besoin d’en préciser, sincèrement ? Alexandre est un individu courtois, calme et réfléchi. Il lui arrive d’être impulsif, bien sûr, mais c’est vraiment qu’il a été pris au dépourvu, ou qu’il est vraiment très énervé. Il n’est pas spécialement charitable, mais s’il peut répandre un peu de gaieté autour de lui, il ne se gênera jamais.

Défauts : Des défauts, il en a et non des moindres ! Tatillon, très à cheval sur la présentation, c’est un vrai maniaque ! Bien entendu, pas d’éclatantes colères, pas de vaines et bruyantes contrariétés. Il est bien plus sournois, bien plus « décent ». C’est pourquoi on peut ajouter à cette liste déjà longue les défauts suivants : mesquin, narquois et calculateur.

Peurs : Une phobie, dîtes-vous ? Alexandre s’est depuis longtemps débarrassé de sa phobie des lieux trop exigus. Sa peur est bien plus maligne désormais, puisqu’il redoute par-dessus tout de perdre le contrôle des situations

Particularités : Vous ne saurez probablement jamais la réalité de l’état d’Alexandre, tant il est expert dans l’art de la dissimulation courtoise. Naturellement, certains signes peuvent trahir ses émotions, mais ils ne sont jamais visibles. Il vous faudra percer autrement le secret de son apparence constamment bienveillante.

Sociabilité : Toujours à l’aise en société, Alexandre est un individu aquatique et souple : il ne néglige jamais une compagnie, si importune soit-elle, du moment qu’il y a une chance pour qu’elle permette à ses affaires de prospérer. Il ne s’est jamais réellement intéressé aux choses de l’amour, ce qui ne cesse de désespérer ses parents qui, au crépuscule de leur vie, voient chaque jour s’éloigner la chance de chérir les petits-enfants tant attendus.

Aime / Aime pas :


Alexandre est passionné par l’Histoire, quand il n’est pas l’homme d’affaire enthousiaste qu’il a toujours été. Il ne se déplace jamais sans un avatar des temps anciens, que ce soit une vieille montre à gousset ou même un vieux livre à la reliure de cuir brûlée par endroit. Par extension, il aime s’entourer d’objets chargés d’histoire et de valeur : ses goûts en matière de domicile s’en ressentent, et beaucoup parmi ses invités sont toujours surpris de voir ses quartiers décorés « à l’ancienne ».

Mais c’est également un Crystanien comme les autres : il aime son petit confort et le confort de son commerce. Fin négociant et habile marchand, il n’aime pas les imprévus et se révèle être un brillant tacticien quand il s’agit de protéger les intérêts de son affaire. De par sa nature, il déteste les dansaliens et n’a que peu d’affection pour les Enyans. Toutefois, si ceux-ci peuvent se révéler utile à ses affaires, il pourra se permettre d’oublier son aversion pour laisser la place à une collaboration. Mais si celle-ci se révèle infructueuse, son jugement sera sévère, et l’aversion reprendra sa place toute naturelle.



.:. Divers .:.





Pouvoir :


Il a très jeune développé un capacité fort bizarre, très délicate à manier mais également indéchiffrable pour qui n’a pas suffisamment d’intelligence. Il s’agit bien évidemment de l’abjuration, une discipline spirituelle protectrice par excellence : les boucliers d’autoprotection, l’autorégénération, la résistance aux influences, la perception du danger … remarquez que si c’est le pouvoir qu’il maîtrise le mieux, il ne peut toutefois pas en faire profiter les autres.

Plus tard, il développa une particularité nouvelle, lui permettant de déplacer les objets par la pensée dans un faible périmètre, et pendant de cours instants, sauf à redoubler de concentration, mais cela ne pourrait que laisser de graves séquelles.

Autre à savoir sur le personnage : Si vous voulez savoir d’autres choses, vous n’aurez qu’à le lui demander …


Dernière édition par Alexandre Chandhiver le Sam 28 Juin - 15:42, édité 1 fois
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Alexandre Chandhiver
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MessageSujet: Re: Alexandre Chandhiver   Sam 28 Juin - 15:39

.:. Histoire .:.


C’est un beau jour d’hiver qu’un nouveau-né fort bruyant vit le jour dans la vieille demeure familiale de la famille Chandhiver. Le père était inquiet. Un tel vacarme ne pouvait qu’être de mauvais augure. La mère, au contraire, était satisfaite : durant l’accouchement, elle n’avait pas trop souffert. La sage-femme, quant à elle, se félicitait très égoïstement d’avoir mis au monde un bébé aux poumons si vigoureux. Ne pouvant dissimuler plus longtemps son angoisse, le père de l’enfant braillard s’approcha de son fils en murmurant : « Mais qu’a-t-il donc ? ». Mais il interrompit sa marche. Deux petits yeux bleus le dévisageaient avec une curiosité enfantine et insistante. Un sourire se dessina sur le visage du père, qui s’agenouilla près du lit nuptial où son épouse venait de mettre au monde son premier enfant. Il prit affectueusement dans sa main la petite main potelée de son fils. Un sourire coquin déformait le visage encore humide du nourrisson. Celui-ci ne pleurait plus.

Ainsi naquit Alexandre Chandiver, l’enfant qui ne devait jamais plus pleurer ; car il ne pleura plus. Il ne pleura pas lors de sa première escapade hors du berceau et des bras familiers, quand il tomba après avoir basculé sur le sol froid et dallé de la chambre parentale. Il ne pleura pas lorsqu’il prononça son premier mot, « Maman ! », après avoir posé le plat de ses deux mains sur la surface brulante d’une poêle à thermo-diffusion. Aucune larme, lors de son premier jour à l’école privée des Neiges Savantes, quand un vilain camarade le poussa volontairement dans le grand escalier central. Face à ce phénomène étonnant, ses parents s’inquiétèrent tout naturellement mais n’y attachèrent pas d’importance. Le père se réjouissait d’avoir un fils si courageux et la mère d’avoir un enfant déjà prêt à affronter les durs souffrances de la vie. Confiants, ils assurèrent à leur fils une solide éducation et une enfance exemplaire : il fut très vite remarqué en raison de ses très nettes aptitudes intellectuelles qui le plaçaient largement au dessus de la moyenne. Ses parents, conscients de voir s’assurer le futur de leur petit commerce, étaient heureux lors de son douzième anniversaire, quand ils lui offrirent un somptueux coffre d’argent, doté de meilleures protections technologiques possibles. Alexandre regardait la clef du coffre d’un air songeur quand son père lui dit, avec un sourire las sur les lèvres :
« Ne l’ouvre qu’en cas de réel besoin. Autrement, son contenu ne te servira à rien. »

Par la suite, les aptitudes du jeune homme se confirmèrent, mais avec l’adolescence vint également le temps des premiers émois, des premières passions. Mais Alexandre ne fut pas l’adolescent délirant et rebelle que ses parents pouvaient craindre. Au contraire, il se montra discipliné, calme et patient, mais jamais révolté, exigeant ou indocile. Face à la chance qui était la leur, ils ne surent jamais qui remercier, alors ils comblèrent leur fils de nombreux cadeaux. Bien qu’ils trouvassent très marginales la passion d’Alexandre pour les choses anciennes, ils lui accordèrent beaucoup pour qu’il puisse en explorer chaque aspect. De toute façon, quel parent aurait refusé quoique ce fût à un enfant si adorablement obéissant ? Peut-être un parent avisé qui aurait vu à quel point un tel fils était manipulateur … mais les parents d’Alexandre n’était pas de ceux-là.

A l’âge de dix-neuf ans, ce qui était un exploit, le jeune lytrath était diplômé, primé, et reconnu comme l’un des plus habiles étudiants de la région. Beaucoup de marchands venaient le voir pour lui soumettre des problèmes financiers ou commerciaux de tous niveaux afin d’éprouver les capacités du jeune homme. Chacun repartait conquis, admiratif ou interloqué. Beaucoup revinrent pour lui proposer des postes plus avantageux, pour cueillir cette fine fleur du commerce crystanien. Mais chaque fois, Alexandre déclinait poliment, avec une modestie qui, chaque fois, ravissait les malheureux éconduits. Sotte modestie, pensez-vous ? Peut-être que non. Les projets d’Alexandre étaient ailleurs. Le commerce était naturel chez lui, car il était fils de négociants et avaient grandi dans le monde du négoce depuis le berceau. Mais il avait également, en visionnaire éclairé, saisi le potentiel endormi de l’affaire familiale. Ses parents n’y avaient jamais songé, car leur ambition était faible. Ils ne souhaitaient pas s’imposer comme des grands manitous du commerce. Au contraire, Alexandre rêvait de monopoles, de marchés florissants et d’expansions économiques sans limite.

La veille de son vingtième anniversaire, il convoqué son père pour une discussion sérieuse, chose que l’homme vieillissant ne lui refusait jamais. Celui-ci s’attendait en effet à chaque fois que son fils lui annonce l’heureuse nouvelle tant attendue à propos d’une amourette qui tardait à venir. Mais s’il fut déçu ce soir-là encore, la proposition de son fils l’intéressa grandement.
« Tu souhaiterais entrer à mon service ? »
Encore surpris par les paroles de son fils, il n’entendit pas la suite. Après un certain temps, il reprit, avec une voix vrillé par des larmes naissantes.
« Mais tous ces gens qui viennent te voir peuvent te proposer mieux que je ne te proposerais jamais … Pourquoi … pourquoi veux-tu te contenter de si peu quand le monde entier t’attend ? »
Son père avait vu juste. Le monde entier l’attendait. Mais Alexandre savait ce qu’il devait faire pour entrer dans le monde. Un sourire enfantin se dessina sur son visage, à la manière de celui qui avait interrompu ses larmes, vingt ans auparavant.
« Père … je sais que de nombreuses opportunités me filent sous le nez chaque jour parce que je refuse les offres de tous ces beaux messieurs. Mais c’est un choix que j’ai fait. Mère et toi avez dépensé toute votre vie pour m’assurer un confort dont je ne pouvais que rêver … »
Des larmes coulaient sur les joues fatiguées du père, déjà fier de son fils.
« … et je sais bien quels sacrifices furent les vôtres pour assurer mon bienêtre et ma joie perpétuelle. Je veux vous rendre ce que vous m’avez donné en vous aidant à mon tour avec mes modestes moyens … »
Posant une main sur l’épaule de son fils, Romuald Chandhiver l’interrompit d’une voix douce.
« Mon fils … tu es vraiment … tu es vraiment un cadeau … Je … Je suis fier de toi, depuis toujours. Et là encore, tu me prouves que douter de toi serait une erreur lamentable … »
Ils s’étreignirent avec une sincérité débordante, et c’est avec le cœur en fête que Romuald ajouta :
« Dès demain, tu entres à mon service en tant que Sous-directeur. Mais ne t’inquiète pas, d’ici peu, tu auras le même statut que moi. Après tout, j’ai toujours voulu que tu hérites de mon commerce … C’est une valeur sûre … »

Au fond de son esprit, Alexandre jubilait. Mais il n’en laissait rien paraître. En remontant dans sa chambre, une pensée traversé son esprit et il ne put réprimer un petit rire sardonique. * Une valeur sûre … tu n’as même pas idée … *.

Le lendemain, un nouveau sous-directeur se présenta à l’ensemble des employés de l’entreprise Chandhiver, et ce sous-directeur fut accueilli par des vivats sincères et chaleureux. En effet, s’il n’y avait jamais officiellement travaillé auparavant, Alexandre s’y rendait souvent pour donner un coup de main aux employés. Certains d’entre eux prétendaient faire partie de ses amis, quand on leur posait la question. Une semaine plus tard, le sous-directeur devint directeur, et déjà les bénéfices du petit commerce familial dépassaient les espérances les plus folles. C’est avec une grande que Romuald Chandhiver annonça publiquement une hausse des salaires prochaine et une distribution des primes immédiates. La popularité du nouveau directeur ne cessa de grandir avec ces améliorations, notamment quand le système s’informatisa « pour de bon cette fois », comme disait avec amusement les employés aux archives. Car en effet, depuis que les marchandises Chandhiver s’exportaient dans plusieurs grandes villes de Crystania où Romuald Chandhiver avait pris l’initiative d’ouvrir des succursales, ses services avaient réclamé un bureau des archives.


Quoiqu’elle ne connût jamais l’indigence, la famille Chandhiver connaissait une prospérité sans cesse renouvelée et grandissante. Fiers de leur fils, les parents d’Alexandre laissaient désormais libre cours à sa passion pour les objets d’arts et les choses anciennes, à tel point qu’ils lui offrirent sa propre maison avec sa propre bibliothèque, chose qu’on ne trouvait désormais plus que dans les musées à l’heure où l’informatique triomphait. Le luxe n’étant plus un problème, celui-ci s’offrit même des cours d’escrime, de musique et de danse. S’il se révéla être un piètre danseur, il se montra fort habile une rapière à la main ou un piano sous les doigts. Mais cette vie idéale n’était pas vouée à durer.


Dernière édition par Alexandre Chandhiver le Sam 28 Juin - 15:41, édité 1 fois
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Alexandre Chandhiver
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MessageSujet: Re: Alexandre Chandhiver   Sam 28 Juin - 15:39


En effet, les autres commerçants qui avaient autrefois recherché les conseils et les services du jeune lytrath voyaient d’un mauvais œil l’ascension sociale d’une famille de la petite bourgeoisie crystanienne. Il était plus que temps d’y mettre un terme, après 3 ans d’hébétude et d’inaction.

Alors qu’Alexandre fêtait son vingt-quatrième anniversaire en compagnie de ses parents et de quelques amis dans sa propre maison, des coups violents frappés à la porte interrompirent la cérémonie. Euphorique, la mère alla ouvrir, une part de gâteau dans une assiette qu’elle tenait à la main. L’atmosphère joyeuse disparut quand les fêtards entendirent le bruit d’une porcelaine qui se fracasse contre le sol. Aussitôt, Romuald Chandhiver se précipita dans le hall, suivi par deux des amis d’Alexandre. Cette fois-ci, c’est un cri déchirant qui vrilla le silence. Avant qu’ils n’eussent le temps de réagir, trois individus masqués avaient fait irruption, brandissant des armes sur Alexandre et les deux invités restants. A ce moment, Alexandre sut que ses parents étaient morts. Une fois encore, il ne pleura pas.

« Qui êtes-vous, que voulez-vous ? »
Sans ménagement ni sommation, deux coups de feu tonnèrent. Et deux corps s’écroulèrent sur le sol. Alexandre vit alors mourir sous ses yeux ceux qui furent autrefois ses amis. Qu’avaient-ils fait pour mériter la mort ? Il l’ignorait. Mais l’heure n’était pas à la réflexion.

« Cela répond à ta question, petit ? »

Pour toute réponse, Alexandre esquissé un sourire tout à fait … commercial.

« Tu n’as pas l’air de te rendre compte. Nous sommes venus te tuer. Cela ne te fait rien ? »

Alexandre ne répondit pas tout de suite. Il comprit qui il avait en face de lui : un prédateur qui, à la manière d’un chat, aime jouer avec sa proie, la petite souris inoffensive. Il savait comment s’y prendre.

« - Non, cela ne me fait rien.
- Oh, vraiment ? Tu ne tiens pas à la vie ? Brian, John. Surveillez l’entrée. »


Les deux acolytes s’exécutèrent, l’un d’eux éclatant d’un rire gras.
« Alors, mon bonhomme. Tu sais quoi ? Je t’aime bien. Te tuer fait partie du boulot, mais je vais jouer avec toi. D’accord ? »

Ainsi, Alexandre avait devant lui le chef d’un groupe de mercenaire. Intéressant, quelqu’un souhaitait donc le tuer. Mais qui, et pourquoi ?
« D’accord.
- Très bien ! Je compte jusqu’à cinq, et pendant ce temps, tu te caches. Si je te trouve difficilement, tu meurs rapidement et sans souffrance. Si je te trouve facilement, je vais m’amuser un peu avant de te tuer. C’est clair ?
- Très clair. »


Le chef mercenaire éclata de rire et commença à compter. Alexandre ne perdit pas une minute et courut vers l’escalier.

« 2 ! »

Il gravit les marches quatre à quatre et se précipita dans sa bibliothèque. Les livres, éparpillés un peu partout, semblaient lui intimer de se cacher, et tous semblaient rassurants, à leur façon.

« 3 ! »

Il actionna un interrupteur qui actionna toute une série de mécanismes ayant pour simple but d’éclairer la salle. Une seconde plus tard, toutes les chandelles de la bibliothèque avaient manuellement été allumées par des briquets mécaniques.

« 4 ! »

Alexandre courut jusqu’au fond puis disparut au détour d’un rayon : « Phénomènes Physiques et Chimiques ».

« 5 ! J’arrive, mon mignon ! »

Le mercenaire gravit les escaliers en vitesse, jeta un regard alentour et remarqua une lueur vacillante s’échappant de sous la porte de la bibliothèque.

« Idiot ! J’avais dit de bien te cacher ! »

Ne se souciant de rien d’autre que de rire grassement, il pénétra dans le sanctuaire de l’intellect, son arme levée à côté de lui. Il fit quelques pas en direction des rayonnages trop nombreux à son goût, puis vira vers la droite. Un bruit l’attira vers la gauche, il rebroussa chemin et courut encore, ayant vu une ombre glisser au loin.

« Je t’ai vu, minable ! Je vais pouvoir jouer un peu ! »

Il accéléra le pas mais quelle ne fut pas sa surprise quand un livre s’abattit sur son visage lancé à pleine vitesse. Sous le choc, il vacilla et bascula sur le sol, lâchant son arme. Encore sonné, une douleur vive le tira de son engourdissement : la cire brûlait la peau tendue de son nez fracassé. Il leva les yeux mais ne put voir qu’une puissante lumière blanche avant de mourir. Alexandre venait d’enfoncer deux chandelles dans ses orbites, et une troisième dans sa bouche. S’il devint aveugle et muet sur le coup, il mourut également peut de temps après car la cire fondue dévorait ses bronches, sa gorge et son visage.
Alexandre se saisit de l’arme, et tira un coup dans la tête du mercenaire vulgaire et indécent, pour être sûr, et pour attirer l’attention des deux autres idiots. Il les entendit alors monter l’escalier en riant sereinement et fut content du résultat : ces imbéciles n’imaginaient pas une seconde que leur précieux chef avaient pu être tué. Ils entrèrent et appelèrent, mais rien ne vint. C’est d’une voix gutturale et salace que l’un d’eux s’exprima :


« Il joue peut-être encore avec le cadavre ! Allons voir ! »

L’autre approuva, apparemment pressé de pouvoir jouer, lui aussi. Mais deux balles se logèrent dans chacune de leur tête, les envoyant pour toujours dans d’infernaux abysses.

La nouvelle fut terrible pour ceux qui avaient employé les mercenaires, car on retrouva dans les cadavres le contrat qui les liaient aux messagers de la mort. C’est ainsi qu’Alexandre Chandhiver fut récompensé pour avoir mis à jour les pratiques douteuses de pas moins de 7 riches commerçants de Crystania. Maigre consolation, toutefois, pour la perte de sa famille et de ses amis, mais il s’en remit vite, conscient qu’il était temps d’aller de l’avant. Quelques mois plus tard, il apprit comme tous les crystaniens les sombres nouvelles de l’Attentat qui marqua le quinzième anniversaire de l’invasion d’Enya. Si la plupart de ses compatriotes en furent dépités, lui fut au contraire ravi d’une telle nouvelle. Il y avait longtemps qu’il avait étendu le commerce de ses parents, spécialisés dans les objets ménagers, à la vente d’armes, au prix de complexes tactiques économiques. Un nouveau marché s’ouvrait pour lui qui, en quelques années seulement, était devenu l’un des plus grands barons de la vente d’armement. Mais il voyait également d’autres opportunités. En effet, si les guerres civiles sont un marché juteux pour les armuriers, ils sont également un terreau très fertile pour l’industrie du sexe et du loisir. Peut-être était-il temps de convertir son commerce d’objets ménagers et commerce d’objets « ménagers » plus particuliers … Après tout, la soldatesque est insatiable …

C’est donc l’esprit plein d’idées brillantes qu’il arriva à Pasiphae, conscient qu’une fois de plus son talent allait très probablement triompher de toute adversité. Même s’il emportait avec lui un bagage quelque peu chargé.
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MessageSujet: Re: Alexandre Chandhiver   Dim 29 Juin - 1:29

O_O.... woah....monsieur, votre fiche est quelque peut trop longue : ya un mot en trop ! lol, je dec ^^

fiche superbe, mais je n'ai vu nul part parler de l'attentat sur enya... :/
ou aurai-je sauté des lignes ? o.O ?

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Alexandre Chandhiver
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MessageSujet: Re: Alexandre Chandhiver   Dim 29 Juin - 1:48

Citation :
Quelques mois plus tard, il apprit comme tous les crystaniens les sombres nouvelles de l’Attentat qui marqua le quinzième anniversaire de l’invasion d’Enya. Si la plupart de ses compatriotes en furent dépités, lui fut au contraire ravi d’une telle nouvelle. Il y avait longtemps qu’il avait étendu le commerce de ses parents, spécialisés dans les objets ménagers, à la vente d’armes, au prix de complexes tactiques économiques. Un nouveau marché s’ouvrait pour lui qui, en quelques années seulement, était devenu l’un des plus grands barons de la vente d’armement. Mais il voyait également d’autres opportunités. En effet, si les guerres civiles sont un marché juteux pour les armuriers, ils sont également un terreau très fertile pour l’industrie du sexe et du loisir. Peut-être était-il temps de convertir son commerce d’objets ménagers et commerce d’objets « ménagers » plus particuliers … Après tout, la soldatesque est insatiable …

A la toute fin ^^. Tu n'as pas sauté de ligne, mais j'avoue que la longueur a dû te perdre dans les méandres de cette tourbière ^^.
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MessageSujet: Re: Alexandre Chandhiver   Dim 29 Juin - 8:23

Bonne qualité pour ta fiche.
Est-ce que tu as déjà joué sur enya auparavant ?

Validée ^^ et Bienvenue

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MessageSujet: Re: Alexandre Chandhiver   

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